Petra Viridis

-

Producteurs de vins AOP & IGP Pierrevert, Alpes de Hautes Provence

Les Vendanges 2018 ont commencé

Les vendanges battent leur plein à la cave de Pierrevert.

Si la récolte du raisin a dé­marré depuis le début de la semaine, la météo conti­nue de donner du fil à retordre aux viticulteurs. « On a attaqué mardi avec les variétés les plus précoces comme le muscat petits grains. Pour les cépages type syrah ou grenage, il faut encore pa­tienter une semaine à dix jours,explique Jean-Claude Seguin, président de la cave des vigne­rons Petra Viridis à Pierrevert. Mais on avance au jour le jour. C’est le climat qui dicte notre ac­tivité. Par exemple, comme il a plu cette nuit et que de fortes températures étaient annoncées dans la jour­née, sans un brin de vent, on a vendangé. Sinon le raisin s’abîme. Mais il aurait fallu at­tendre un petit peu plus afin que le degré potentiel d’alcool soit plus élevé. Là, nous sommes sur une tendance basse, c’est ac­ceptable bien sûr mais on a telle­ment peur qu’il pleuve comme au printemps, qu’on ne prend pas le risque d’attendre, on ven­dange. »

50 tonnes est le volume ramassé par un agriculteur en 8 h.20150922_111942

Maintenant que la récolte est lancée, c’est parti pour cinq se­maines. Alors les vignerons n’es­pèrent qu’une chose: le beau temps et un peu de fraîcheur la nuit. Mais surtout pas d’humidi­té car elle favorise l’installation du mildiou, ce champignon qui tue la vigne. Tout l’enjeu est donc de ramasser le raisin au bon moment. Pour cela, les viti­culteurs de la Coopérative ont recours aux machines. « Il ne faut pas critiquer, poursuit M. Seguin. C’est un outil qui nous permet de réagir et de s’adapter rapidement aux conditions mé­téorologiques. Les agriculteurs démarrent autour de 4 h du ma­tin : pour récolter une parcelle de 2 hectares, il leur faut 3 h.

À la main, il faudrait deux jours à dix personnes. Et la machine permet surtout de ramasser au bon moment. La nuit, c’est mieux pour le rosé car la fraî­cheur permet de conserver les arômes. Et vous ne ferez jamais démarrer un saisonnier à 3 h du matin, les pieds dans la boue parce qu’il aura plu la nuit. »

Une fois ramassé, le raisin est chargé dans une remorque. di­rection la cave. Là, la récolte est pesée. Le blanc et le rosé partent tout de suite au pres­soir alors que le rouge va d’abord macérer en cuve. « Ce qui donne la couleur du vin, c’est la peau. Moins on laisse le fruit au contact de la peau, plus le jus sera clair. C’est donc seule­ment après la fermentation que le rouge est écrasé », détaille le ca­viste Daniel Horth.

Et si cette année ne res­semble en rien aux autres, au-delà du climat et de la pres­sion du mildiou, la grande at­tente des négociants surprend aussi les viticulteurs. Dans le bon sens du terme cette fois, eux, qui avaient perdu 30% de leur récolte en 2017 avec la sé­cheresse. « L’an dernier, il a manqué du vin alors que la de­mande de rosé est très forte. Alors depuis le mois de juin, les courtiers et négociants nous ap­pellent, confie souriant le pré­sident de la Coopérative. Habi­tuellement, ils se manifestent en septembre. L’année 2018 ne sera pas le millésime du siècle mais ce n’est quand même pas mal en­gagé, la vigne est saine. On relè­vera toutefois un rendement en baisse de 10% par rapport à une année normale. »

CGA 2018 CLIQUER SUR LE LIEN petra-viridis.com/…s/2018/02/CGA-2018.pdf En savoir + x